L'idée de cette randonnée, m'a été inspirée par un bloc analogue au notre dont je vous recommande la visite : http://rando.canalblog.com/archives/2007/08/15/5904316.html
C'est à lecture de la série des Fort Carra qu'a germé en moi l'envie de m'essayer à ce site magnifique.

Au 19 septembre 2007, à 05h30 du matin, le départ s'effectue de Nice. La nuit à été courte, à vrai dire je n'ai que peu dormi, exalté sans doute à l'idée de me confronter à mon tour à ces sommets dénudés.

Je gagne Saint-Etienne de Tinée à 07h00 du matin, je décide d'y faire une halte afin de prendre un café réconfortant et de m'acheter une baguette de pain. Au bar, je croise les premiers clients qui le verbe haut et l'accent formaté s'animent déjà autour de glorieuses parties de chasse. C'est avec regret que je quitte la chaleur de ce lieu accueillant mais je sais qu'aujourd'hui la route va être longue.

Je gagne alors Saint-Dalmas Le Selvage, je dépasse le village et dans la première épingle à cheveux, je découvre la balise 67 à l'entrée d'une piste non carrossée. C'est ici, que je décide de laisser mon véhicule.
La piste bien que non goudronnée peut être empruntée par des véhicules mais l'état de ma voiture ne m'encourage pas à la soumettre à ce traitement de choc.

Gialorgues_01Dès le début de la randonnée, j'ai la chance d'apercevoir au loin mon objectif. Le soleil m'annonce déjà le cirque du trou de l'âne et ses sommets avoisinants. Encouragé par ce signe favorable, j'hausse le rythme afin de gagner au plus vite la balise 73.

Gialorgues_02La piste d'élève de façon régulière. A moi droite, la silhouette des Crêtes du Brec de Marseille m'observe telle une sentinelle silencieuse et me rappelle combien il me faudra être humble et patient pour admirer tant de beauté.

Gialorgues_03J'arrive à la balise 73 aux alentours de 08h30, c'est à cet endroit que je décide de quitter la piste balisée.
Je m'élève alors dans le vallon de Valloar, au détour d'une ruine, je ne résiste pas à l'envie d'immortaliser "Les Rochasses ".

Gialorgues_04Plus loin, de nombreux rus sillonnent le sol, j'en profite pour me rafraîchir et dans le reflet de l'un deux les remparts inaccessibles des crêtes du Trou de l'âne m'apparaissent. La montée vers le Trou de l'âne montre alors toute sa difficulté, hors sentiers, je choisi de monter par le sud à l'abri des arbres, évitant ainsi les éboulis chaotiques.

Gialorgues_05J'arrive enfin dans ce cirque fantastique à 09h30. Ici rien ne semble taillé à la mesure de l'homme, la montagne se met ici à nu, enivrante ! De ce site quasi-lunaire émerge, à gauche, Fort Carra maître inaccessible des lieux. Quelques cairnes témoignent, ça et là, du passage de mes prédécesseurs. Le sol est ici chaotique et je progresse avec peine, vers le centre du cirque. Par moment la montagne gronde, des éboulis dévalent les pentes avec fracas ! Après réflexions, l'ascension en solitaire de la brèche de Fort Carra ne me semble pas raisonnable et il est plus sage de rebrousser chemin. Je reviendrai, sans nul doute, l'année prochaine conquérir Fort Carra, la montagne sait se faire désirer.

Gialorgues_06Dans le but de prolonger la randonnée, je décide de redescendre du trou de l'âne en direction du col de Gialorgues.
A 10h30, je regagne le sentier balisé, je croise deux cairnes monumentaux qui m'ouvrent les portes du refuge et de la cabane du berger.

Gialorgues_07Passé les cabanes, je constate avec désarroi que le Lac de Privola est à sec. Au loin, à gauche le point de l'escaillon culmine à 2740 mètres d'altitude. Le col de Gialorgues s'annonce au loin... Les marmottes, dernières sentinelles, annoncent à grand renfort de cri mon arrivée !!!

Gialorgues_08J'atteints le col de Gialorgues, vers 11h30. Le paysage est ici dénudé. Je découvre sur l'autre versant la vallée de l'Estrop. Le vent souffle terriblement et je décide de ne pas trop m'attarder.

Gialorgues_09Sur le retour, je quitte une nouvelle fois le sentier avant l'arrivée sur le refuge. Je monte en direction des Lacs de Gialorgues d'ou j'admire une nouvelle fois Fort Carra de l'autre versant.

Gialorgues_10Sur le chemin du retour, je passe par le Clôt Jacquin, d'ou j'admire une dernière fois, Fort Carra, la Cime Dieu de Defly et le Bec du Château. J'ai alors une pensée émue pour ma compagne, Mélanie, et Jean-Claude, mon ami. J'espère un jour partager avec eux tant de féerie.

Le retour s'effectue alors par la piste empruntée, plus tôt le matin.

En guise de conclusion, je veux me remémorer cette citation de Gaston Rébuffat : " Les montagnes ne vivent que de l'amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l'herbe s'épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral; cependant, dans sa pauvreté extrême, sa nudité totale, il dispense une richesse qui n'a pas de prix. Le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui les fréquentent !".

A Georges, mon oncle.


Cartographie : 3639 OT Haute Tinée 1 - Auron
Longueur de la marche : 22,08 Km
Durée de la marche : 09h00 sans les pauses
Dénivelé : 1 217 mètres

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La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Gialorgues

Profil_Gialorgues

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Gialorgues_Carte_Postale