10 août 2009
La Tête du Colombier et la Cime de la Plate
C'est avec la volonté de renouer avec l'émotion si particulière des randonnées alpines, connu l'an passé lors de l'ascension du Viglino, que nous aborderont aujourd'hui la Tête du Colombier ( 2 758 m ) et la Cime de la Plate ( 2 770 m). Une fois n'est pas coutume, nos chemins sortiront de notre département natif, car si la Tête du Colombier se situe en limite du département la Cime de la Plate fait partie intégrante des Alpes de Haute-Provence.
La cime de la Plate avait dèjà été en juillet 2006 l'objet d'une plus courte randonnée et sur les traces du souvenir imperissable de cette dernière que nous nous lançons aujourd'hui.
ç Le départ, matinal, s'effectue depuis le refuge de Sestrière ou nous laissons notre véhicule. Le sentier est ici très agréable, sous le couvert du bois nous longeons le torrent. Nous gagnons très rapidement un acienne bergerie pour partie restaurée.
è Cette mise en jambe est pour nous l'occasion de nous remémorer certaines de nos randonnées non présente sur ce site : L'enchastraye ( 2 954 m ) au départ du Camp des Fourches ( Vallée de la Tinée ), la Cime du Diable ( 2 685 m ) atteint depuis Camp d'argent ( Vallée de la Vésubie ) ou encore La Colombière ( 2 060 ) et le Dôme de Barrot ( 2 136 ) conquis depuis le hameau de Villetalle Basse ( Vallée du Var )... Mais c'est aussi l'occasion de projeter certaines excursions : Le mont Bertrand et La vallée des merveilles ( Vallée de la Roya ), le Ténibre et la Pointe des Trois evêques ( vallée de la Tinée ), accrocherons nous un 3 000 cette année ?
ê Passé la Bergerie de la Braïsse, les derniers arbres disparaissent peu à peu. Sous des rayons de soleil matinaux, qui la colore d'un teinte ocre, le montagne se dévoile. Face à nous se dresse le col de la Braïsse avec à sa gauche la Tête du Colombier ( 2 758 m ) premier objectif de ce jour et à sa droite la crête de la Clape. C'est le moment pour nous de faire une pause gourmande sous le couvert d'un Mélèze. Car c'est aussi cela la montagne, des moments d'amitiés partagés simplement où souvent il nous semble que la nourriture à ici un autre goût ... celui de l'aventure ...

Le panorama au format PDF : Panorama_02
ç Sur notre droite la Tête de Cristel ( 2 726 m ) et la Tête de l'Airon ( 2 601 m ).
è Nous attaquons à présent la montée vers la col ou se dissimule des vestiges de fortifications et abris aujourd'hui utilisés par les bergers ou les promeneurs.
ê L'arrivée au col de la Braïsse ( 2 599 m ) est nous offre un premier panorama sur le vallon de la Sauguineirette dans les Alpes de Haute Provence.

Le panorama au format PDF : Panorama_04
ê Mais l'heure n'est point à la contemplation, il nous faut à présent continuer l'ascension vers la tête du Colombier dont nous devinons les premières pentes. En arrière plan à gauche, le Sanguineirette ( 2 856 m), l'un des sommets qui dominent, avec Fort Carra, le trou de l'Ane dans le vallon de Gialorgues...

Le panorama au format PDF : Panorama_06
ê L'ascension de fait ici hors des sentiers balisés. Nous nous repérons grâce aux Cairns laissés par nos prédécesseurs. Derrière Jean-Claude, après le col de la Braïsse, le long de la ligne de crête, se situe la Tête de la Clape ( 2 790 m ) et à sa gauche surplombant des barres rocheuses la Cime de la Plate ( 2 770 m ), second objectif du jour.

La panorma au format PDF : Panorama_07
ç Malgré l'aridité des lieux la nature est omniprésente, ici des Aster des Alpes.
è Et la des Leucanthème des Alpes.
Au sommet du Colombier, nous profitions d'un panorama à 360 °.
ê A l'est le vallon de la Sanguinière.

Le panorama au format PDF : Panorama_10
ê A l'Ouest, le vallon de la Braïsse, qui représente le début de notre parcours.

Le panorama au format PDF : Panorama_08
La Tête de la Sanguinière n'est pas loin mais un passage un peu délicat nous en interdit l'accès, qu'importe pas d'imprudence, la randonnée et encore longue et riche en émotions !
"Grimpez si vous le voulez, mais n'oubliez jamais que le courage et la force ne sont rien sans prudence, et qu'un seul moment de négligence peut détruire une vie entière de bonheur. N'agissez jamais à la hâte, prenez garde au moindre pas. Et dès le début, pensez que ce pourrait être la fin"
Edward Whymper
ç Après avoir regagné le col de la Braïsse, nous descendons dans le vallon de la Sanguineirette sous les Crêtes de la Clape d'où nous surplombons l'un des lacs non taris.
è Jean-Claude en profite pour mettre en exergue les trésors des lieux. Ici, des tapis de joubarbes.
ê Je me retourne une dernière fois vers le vallon de la Sanguineirette ou les plus perspicaces sauront retrouver Jean-Claude...

Le panorama au format PDF : Panorama_15
Nous arrivons enfin à la Cime de la Plate ( 2 770 m ) ou nous déjeunons. A coté du Cairn géant nous immortalisons ces instants qui nous rappellent notre première venue en 2006 !!!
ê A gauche 2009 et à droite 2006 !!!
Après un déjeuner bien mérité, nous poursuivons vers le Nord-Est en direction de la Baisse de la Plate, ou après les Pierres Blanches, ( Curiosité de l'évolution géologique ) nous descendons vers les lacs de de la Braissette...
ê Nous atteignons, en premier lieu, le lac supérieur...

Le panorama au format PDF : Panorama_16
Le bleu azur du ciel semble prendre sa source dans ces lacs, sources de vie ceinturés par d'austères barres rocheuses.

Le panorama au format PDF : Panorama_18
Cette explosion de vie, au milieu d'un paysage si désertique est étonnant, l'eau conjugué à la photosynthèse apporte ici une leçon de vie : Batraciens, insectes, flores, randonneurs, tous nous nous regroupons ici en quête d'un peu de fraîcheur.
ç Jean-Claude remarque aussitôt la présence de Linaigrette dites de Scheuchzer ( Que nous avions déjà observé au lacs des Millefonts ).
Quelques tranches de vie de 2006...
ê Puis le lac inférieur ...

Le panorama au format PDF : Panorama_22
Nous poursuivons notre périple plus au Nord pour retrouver les sentiers de randonnée sous le col de l'Escuzier. Nous décidons de contourner la Tête Ronde par l'est pour franchir le col de la Moutière.
ê Passé un ancien blockhaus nous regagnons le col de la Moutière pour jeter un dernier regard sur les Alpes de Haute Provence ( Vallon de la Moutière en direction de Jausiers ).

Le panorama au format PDF : Panorama_25
ê Voici enfin les Alpes-Maritimes, et le vallon de Sestrière qu'il nous faudra redescendre pour regagner notre point de départ.
En dernier lieu, devant tant de beauté, vous aurez compris que nous sommes tous acteurs de la préservation de tels sites. Trop souvent encore nous rencontrons aux bords des chemins nombre de détritus laissé par nos prédécesseurs. N'avons nous pas assez négligé mère nature ? Faisons chacun un geste pour demain, pour nous et nos enfants...
Cartographie : Carte IGN 3639 OT Haute Tinée 1
Longueur de la marche : 17.56 Km
Durée de la marche : 09h00 de marche sportive sans les pauses
Dénivelé : 1 123 mètres

La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Plate
Attention : L'utilisation des données de ce site ne se soustrait pas à l'achat et l'utilisation des cartes IGN. Les auteurs de ce site ne sauraient être tenu pour responsables de la mauvaise utilisation ou interprétation des données ci-présentes.
10 juillet 2009
Les Aiguilles de Tortisse, le lac de Vens
C'est aujourd'hui sans mon compagnon de cordée que je décide de fouler un lieu bien connu des randonneurs des alpes-maritimes : les aiguilles de Tortisse. J'espère à cette occasion découvrir aussi l'arche naturelle qui se situe en celles-ci et les lac de Vens. Mon départ est très matinal, car si les névés me le permettent j'ai pour secret espoir de gagner le lac du Rabuons par le pas de Vens et retour par le chemin de l'energie. En repérage pour le Mont Ténibre ?
Le départ s'effectue après Saint-Etienne de Tinée, sur la route menant au Pra, depuis un parking sur la D64 face au torrent de Vens.
ç J'emprunte tout d'abord une piste jusqu'à la balise 20 ou le chemin s'élève brusquement. Ce dernier est jalonné de fleurs jaune que je ne parviens pas à identifier. ( Jean-Claude identifiera, a posteriori, ces fleurs comme étantd es digitales à grandes feuilles ). En continuant l'ascension je me souviens de Francis, compagnon de musculation au D.U.C., avec lequel j'avais effectué une partie de cette randonnée il y a de cela une dizaine d'année.
ê En cette heure matinale, la montée est très agréable le long du torrent de Vens gonflée par un hiver rigoureux. Je croise néanmoins quelques pêcheurs lourdement chargés qui monte en direction des lacs de Vens. Le refuge de Vens possède des chambrées et organise des horaires de repas adaptés aux pêcheurs afin qu'ils puissent faire les coups magiques du matin et du soir dans le lac juste en aval...

Le panorama au format PDF : Panorama_02
ê Je passe la balise 22 pour atteindre la 23 ou je m'accorde quelques instants de repos après une montée menée à vive allure. Je comptemple le chemin parcouru. A Gauche le Claï Inférieur ( 2 590 m). Au loin le vallon de Gialorgues, avec le trou de l'Ane et Fort Carra que je n'avais pu atteindre en septembre 2007.

Le panorama au format PDF : Panorama_03
ê De ce point, j'oblique vers le nord en direction des maisons forestières de Tortisse. Le chemin emprunte un passage dans les Crêtes de la Côte, à gauche la Pointe du Quartier ( 2 364 m ).

Le panorama au format PDF : Panorama_04
Ici Le chemin s'agrémente de quelques beaux sujets :
è la Joubarbes des Montagnes !
ç La crête de la Côte passée, j'entame une descente parmi les blocs de grès et les rhododendrons. J'atteints les maisons forestières de Tortisse. Au second plan se dessine la route de la Bonette ( 2 715 m ) qui relie la vallée de la Tinée à celle de l'Ubaye. Le col de la Bonette se situe entre la Cime de la Bonette (2 860 m) et la cime des Trois Serrières (2 753 m).
ê J'aperçois enfin les Aiguilles de Tortisse, véritable pli géologique, maquette grandeur nature des incroyables forces de la nature. Mais il me faut d'abord franchir le col du fer à 2 594 m.

ê Au fur et à mesure de l'ascension, les aiguilles de Tortisse dévoilent leur extraordinaire complexité géologique.

ê L'ascension finale vers le col du fer

ê Du col du fer, coté Est : L'italie !!!

ê Je poursuis ma route en direction des aiguilles de Tortisse, passé un névé, la dernière difficulté du jour se présente à moi.

ê Encore un effort ...

ê Pour des panoramas incroyables sur les lacs de Vens !!!


ê Vers le sud, de Gauche à droite : La cime des Blanches ( 2 765 m ), le Pas du Lagon, Le Mont Wallonet ( 2 942 m ), la Cime de Vens ( 2 955 m ), le pas de Vens, La cime Borgonio ( 2 904 m ) et le Claï Supérieur ( 2 982 m ). Le pas de Vens me paraît bien trop enneigé pour tenter son ascension, je décide alors d'écourter cette randonnée avec un retour par les lacs de Vens.

ê La descente vers le refuge de Vens me réserve une grandiose surprise : Une arche naturelle !!! La nature dépasse ici toutes nos espérances.
ê Un dernier regard sur les lacs de Vens avant d'atteindre le refuge sous les cris des marmottes qui préviennent mon arrivée.

ê Au bas du refuge sur le lac, je croise quelques pêcheurs et d'inattendus gardiens...
ê Je décide de prendre mon déjeuner plus à l'ouest au pas des pêcheurs, et je garde en mémoire cette extraordinaire défilé de beauté : Ici, une fois de plus, les outrances de la nature dépasse l'imaginaire !!!

A Ma femme à qui je dédie tant de beauté.
Cartographie : Carte IGN 3639 OT Haute Tinée 1
Longueur de la marche : 17,93 Km
Durée de la marche : 06h30 de marche sportive sans les pauses
Dénivelé : 1 271 mètres

La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Tortisse
Attention : L'utilisation des données de ce site ne se soustrait pas à l'achat et l'utilisation des cartes IGN. Les auteurs de ce site ne sauraient être tenu pour responsables de la mauvaise utilisation ou interprétation des données ci-présentes.
05 juillet 2009
Les barres du mont Mangiarde et le vallon de St Jean.
La Tour sur Tinée, le pont du Brusc, la baisse de Vinente, le col de Toni, la baisse de l'Arène, les barres de Mangiarde, le Castel Maurin, le canal de la Douce, la Lentigia, le ruisseau de St Jean, la Mouretta, la chapelle St Jean, le pont de St Jean et le moulin de la Tour.
De la borne 5 (603m), près du lavoir de la Tour, départ à la fraîche par un sentier descendant, nous traversons les anciennes restanques sous le village.
Déjà, la variété des fleurs attire notre attention.
ç La Centhrante, ou Lilas d'Espagne.
è Cette Orchidée affectionne les endroits humides et frais.
ç Le lin de Montpellier préfère les pierriers calcaires le long du sentier ensoleillé.
è Au fond du vallon près du pont, le géranium découpé qui fait parti du groupe des géranium sauvages.
ç Du pont du Brusc (493m) le ruisseau de Mangiarde.
è Nous sommes sur un terrain calcaire, ici du travertin (tuf calcaire) en cours de formation.
Le calcaire (carbonate) contenu dans l'eau se dépose sur les débris végétaux, s'accumule et durcit pour former avec le temps cette roche décorative.

Le panorama au format PDF :
é Panorama sur le mont Falourde et la pointe des quatre cantons.
A la B 6, nous continuons jusqu'à la Baisse de Vinente B23 (686m) et grimpons à droite en passant sur des marnes en plein soleil.
ç Vue sur le côté nord très boisé du village de la Tour sur Tinée.
è Plus haut, à la B24, nous allons à droite et continuons à travers un bois de pins, vers la B 25 (1029m) puis le col de Toni (1091m).
Sur cet adret, les plantes sont insolites et d'une grande beauté, comme cette immortelle.
ç Chardon (cousin de l'artichaut, c'est évident) prêt à fleurir.
è Ce Baguenaudier fait l'original avec ses gousses porteuses de graines.
è Le sentier au col de Toni avec en arrière plan le mont Mangiarde.
ç Les genêts en fleurs qui peut servir à autre chose qu'à faire des balais.
è Les magnifiques fleurs de campanules, réceptacles à insectes tournés tous azimuts.
ç Enfin, nous arrivons à la baisse de l'arène B 26 (1178m). A la B27 nous allons à droite pour passer par un sentier ombragé et très agréable où alternent, sous les barres gréseuses du mont Mangiarde, les sapins, pins et bruyères arborescentes.
è Passage en pleine nature, Sébastien à croupi prend une photo, en contrebas un animal surpris se sauve en écrasant les branches mortes.
ç Nous passons la B 28 (1352m) jusqu'à la B 21. Là, nous cherchons le sentier à gauche, pour plus loin, descendre rapidement à travers la forêt dense de sapins vers la RD 332, B 20 (1012m).
Nous traversons la route pour aller de l'autre côté par le sentier qui descend jusqu'au canal.
è En prenant à droite le long du canal, nous changeons de décors, cette partie est fraîche et très ombragée.
ç Nous suivons cet itinéraire jusqu'à une sorte de petite crête dégagée . Pour descendre, sud-est, à gauche du canal à travers des marnes calcaires à la végétation un peu dégarnie et sans repères jaunes. Plus bas nous rejoignons une piste et passons sous une grange habitée de la Lentigia.
Les coquelicots du pré de Lentigia.
è Nous ne trouvons pas la borne B 17, néanmoins nous arrivons au fond du vallon St Jean.
ç La traversée ( facile) avec la corde.
é Traversée du vallon de Fournès (alt. 680m).
Le Panorama au format PDF : Panorama_02
é La chapelle St Jean, près du hameau de la Mouretta.
ç Visite à l'intérieure des lieux, un havre de fraîcheur pour nous les pélerins de la Nature.
La salle est grande, le mobilier est d'époque, les murs sont garnis de peintures assez anciennes, semble-t-il.
è Et retour à la Tour sur Tinée, par le GR 510, le pont St Jean, assez aérien. En passant également devant la distillerie publique (hors service bien sûr).
Nous nous contenterons d'une délicieuse glace et d'une boisson fraîche, désirées, sous les arcades de la place du charmant village.
Cartographie : Carte IGN 3641 ET Moyenne Tinée
Longueur de la marche : 16,85 Km
Durée de la marche : xxhxx de marche sportive sans les pauses
Dénivelé : 986 mètres

La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Mangiarde
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02 novembre 2008
Les rochers de Valabres et la crête de Gravières
Comme un écomusée à ciel ouvert: VALABRES.
Itinéraire: Bounda de Valabres, le hameau de Valabres, les rochers de Valabres, la crête de Toussaint et la crête de Gravières.
Randonnée intégralement dans le parc national du Mercantour.
Sébastien et moi, nous vous emmenons aujourd'hui dans un lieu préservé, en dehors des randonnées classiques pour découvrir l'histoire d'une partie du haut pays Niçois mais également la nature dans toute sa beauté.
Au départ nous avions quatre objectifs: découvrir le site agropastoral préservé de Valabres, les rochers de Valabres au dessus de la vallée de la Tinée, les mélèzes en automne dans un paysage de neige sur la crête de Toussaint, et peut-être encore, entendre le brame des cerfs, très très nombreux dans ce secteur protégé.
Sur la route de St Sauveur sur Tinée, vers Isola village, peu après le pont de Paule, nous nous garons sur le petit parking à gauche de la RD 2205 et commençons l'ascension à la borne jaune N°273 (altitude 710m).
ê Le sentier muletier taillé dans la falaise de gneiss, est remarquablement construit et bien conservé.
ê La montée est agréable sur ce large sentier montant en lacets comme un balcon au dessus de la Tinée, à travers les bruyères arborescentes, les châtaigniers et les cotinus coggigria rougeoyants.
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Puis nous traversons un jeune mélézin qui recouvre aujourd'hui les anciennes restanques qui servaient autrefois à la culture de l'épeautre ou du blé.
ç A la B274 nous prenons à gauche et arrivons à l'oratoire au toit de pierres.
Dans le hameau, devant nous, un renard s'enfuit, hélas, pas le temps de sortir l'appareil photo!
Le hameau de Valabres (1212m) fait partie de la commune de Roure.
Il fut détruit presque entièrement au mois d'août 1866 par un incendie. A cette époque, il comptait 70 habitants qui vivaient durement. Jamais ce hameau ne fut relié par une voie carrossable, tout cela causa fort probablement sa perte. La dernière personne à y habiter fut le berger, dans les années 80.
1 - L'ancienne école et presbytère.
2 - L'église seule à n'avoir pas brûlé en 1866.
3 - Une cuisinière.
1 et 2 - Les anciennes maisons encore entretenues par les descendants des Valabrais.
3 - La fontaine et le lavoir.
4 - Ces anciennes ruches comme l'ensemble du hameau, mériteraient une restauration, pourquoi pas dans le cadre d'un écomusée dans le parc du Mercantour.
ç En sortant du hameau, nous traversons le torrent de Ferroul, et montons sur un bon sentier, tapis de feuilles de mélèzes.
è A 1768m, les rochers de Valabres et la tête de Groscavre. En dessous de nous quatre chamois à la fourrure d'hiver descendent à travers les rochers.
A partir de là, nous continuons la montée d'abord par un petit sentier en lacets jusque la crête de Toussaint, puis par de larges clairières dans le mélèzin vers la crête de Gravières.
ç Ces tas de pierres nous ont fait penser d'abord à des abris de bergers, mais en regardant de plus près nous remarquons des tranchées qui relient ces ruines et des rouleaux de fils barbelés rouillés aux fonds des trous, au milieu des ronces.
Nous en avons logiquement déduit que ce sont des fortifications de la ligne Maginot. En effet, au mont Gravières plus haut on peut voir des anciens baraquements militaires.
è Au dessus, nous arrivons dans la partie enneigée, Sébastien, parti en avant, voit passer devant lui un majestueux cerf...
Ensuite, des biches, des chamois nous observent ou croisent notre chemin.
Juste derrière les mélèzes on entend plusieurs fois le brame impressionnant d'un cerf... Nous sommes satisfaits...Quellle belle randonnée!
Le panorama au format PDF : Panorama_2
ê L'arbre grattoir préféré des cervidés du cantoun...
Les crêtes sont aussi exposées aux orages, là un mélèze n'y a pas survécu. On voit bien le cheminement de la foudre le long de l'arbre, puis l'éclatement à la base du tronc. Impressionnant!
ç A 2099m, au pied du Mont Gravières vue vers l'ouest, Le mont Mounier qui s'est déjà paré de sa robe blanche d'hiver.
è Le mélèze.
L'arbre d'or, rempart végétal contre les avalanches, les chutes de pierres et l'érosion, le mélèze grâce à ses puissantes racines contribue à fixer le sol. L'ombre légère de son feuillage aèré abrite le bétail sans gêner la croissance de l'herbe. l'espèce plait aux éleveurs qui l'on adopté depuis des siècles dans leurs systèmes agropastoraux.
Le panorama au format PDF : Panorama_4
Retour par le même chemin qu'à l'aller.
Sébastien. Jean-Claude.
Cartographie : Carte IGN 3641 ET - Moyenne Tinée
Longueur de la marche : 12,81 Km
Durée de la marche : 08h00 de marche sportive sans les pauses
Dénivelé positif: 1 381 mètres

La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Valabres
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17 août 2008
La boucle du Mont Pépoiri
Saint Dalmas de Valdeblore, la Colmiane, le Baus de la Frema, la Tête du Brec, le Mont Pétoumier, le Mont Pépoiri, le col de Barn, le Lac Gros, le col de Veillos et les granges de Chanaria.
Randonnée sportive, dans un cadre majestueux, à travers les alpages destinés à l'élevage des moutons.
Dès le petit jour, nous garons la voiture près du premier laçet de la RD 2565 (1348m) en sortant de St Dalmas vers la Colmiane.
ç La lune tarde à se coucher sur le beau village de Valdeblore et le Mont d'Ilonse.
è De là, nous montons par le vieux chemin vers le col St Martin. Au col, (B91) nous prenons tout de suite à gauche en direction de l'école des neiges.
A la B91a, à travers les pins, vue vers la vallée de la Vésubie, au soleil levant.
Peu après la borne, nous quittons la piste carrossable qui mène à la via ferrata, pour prendre le sentier à droite en montant, vers la B 91b.
ç Aujourd'hui, il nous faudra les échasses, car la randonnée prévue est longue. (tient, on dirait des bergers landais, il ne nous manque que les bérets).
A la B89 (1697m), nous prenons à gauche, en montant vers les Besseirolles, à travers les pins et les myrtilles.
è Vers l'Est, le mont Archas (2526m), "vaincu" en juillet et où nous y avions vu tant de vautours.
ç Arrivée dans les prairies d'alpages. Au détours du sentier, vue sur le Baus de la Frema (Mont de la Femme) à 2246m .
Déjà nous rencontrons un premier troupeau de moutons et ses fameux patous.
è A la cote 2179m nous allons à gauche vers le Baus de la Frema. Vue sur la station de ski de La Colmiane Valdeblore.
ç Sans tarder, nous reprenons le sentier vers le Nord en direction de la tête du Brec (2586m).
ê Durant l'ascension, nos appareils captent ce panorama sur la commune de Valdeblore. Au premier plan à gauche, Saint-Dalmas et au début de la vallée, peu après les lacets, Rimplas.
Panorama au format PDF : Panorama_5
ç De la tête du Brec, vue vers, à gauche le mont Pétoumier (2604m) et au fond à droite le Pépoiri (2674m).
ê Panorama sur le vallon des Millefonts depuis le Mont Pépoiri. Avec de droite vers la gauche, la Tête de la Tranche (2 628 m), la Tête Rol (2 525 m) et le Mont Giraud (2 606 m).
Panorama au format PDF : Panorama_4
En excellente forme après notre dernière randonnée du mont Viglino, passé le Pépoiri, nous descendons rapidement vers le col de Barn. A partir de là, ce tronçon est très, très touristique, ce qui explique peut-être l'absence d'animaux sauvages, qui préfèrent aller paître dans le parc voisin du Mercantour sur l'autre versant.
ç Les lacs des millefonds.
ê Depuis le Col du Barn, la vallée du Barn s'étend au milieu de ces sommets désertiques. A droite, au premier plan, la cime du Belletz ( 2 610 m ), plus à gauche le Caire Archas ( 2 632 m ).
Panorama au format PDF : Panorama_1
ç Au col de Barn, B84 (2453m), nous prenons à gauche en descendant, vers le col de Veillos, au milieu des moutons broutant paisiblement et systématiquement l'herbe.
è Au bord du lac long, des linaigrettes à feuilles étroites.
ç Puis ces fleurs bleues tout le long du ruisseau. Ce sont des Aconits Napel dites Casques de Jupiter. En fait, ce seraient les plantes les plus dangereuses d'Europe. 2 à 3 grammes seulement, suffiraient à nous faire passer de la vie au trépas...
è Passé le col de Veillos B83 (2184m), nous traversons la route à la B82 (2040m) pour descendre dans le vallon du Gasc et ensuite prendre à gauche à la B146.
La lavande est encore en fleurs à cette altitude.
ç Nous passons encore la route pour traverser des prairies et à la B81 (1854m) nous pénétrons dans le vallon de Bramafan, tantôt dans les bois, tantôt dans le val, probablement couloir d'avalanches en hiver étant donné le nombre d'arbres arrachés et pulvérisés.
le vallon de Bramafan, au dessus le Baus de la Frema.
Après les granges de Chanaria (1521m), la descente est rapide et à la B80 (1382m) nous profitons de la fontaine pour nous rafraîchir. De là, nous marchons le long de la RD 2565, en descendant, pour rejoindre le lacet auprès duquel nous avions garé la voiture ce matin.
ê En conclusion, quelques vues du village de Saint-Dalmas, avec à gauche l'église de l'Invention-de-la Sainte-Croix (MH), ancien prieuré 11ème sur 2 cryptes, typique de l'art Roman et à droite une ancienne maison de caractère de type alpin en petit appareil.
Cartographie : Carte IGN 3641 ET - Moyenne Tinée
Longueur de la marche : 18,30 Km
Durée de la marche : 08h40 de marche sportive sans les pauses
Dénivelé : 1 523 mètres
La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Frema
Attention : L'utilisation des données de ce site ne se soustrait pas à l'achat et l'utilisation des cartes IGN. Les auteurs de ce site ne sauraient être tenu pour responsables de la mauvaise utilisation ou interprétation des données ci-présentes.
19 septembre 2007
Trou de l'âne et Col de Gialorgues
L'idée de cette randonnée, m'a été inspirée par un bloc analogue au notre dont je vous recommande la visite : http://rando.canalblog.com/archives/2007/08/15/5904316.html
C'est à lecture de la série des Fort Carra qu'a germé en moi l'envie de m'essayer à ce site magnifique.
Au 19 septembre 2007, à 05h30 du matin, le départ s'effectue de Nice. La nuit à été courte, à vrai dire je n'ai que peu dormi, exalté sans doute à l'idée de me confronter à mon tour à ces sommets dénudés.
Je gagne Saint-Etienne de Tinée à 07h00 du matin, je décide d'y faire une halte afin de prendre un café réconfortant et de m'acheter une baguette de pain. Au bar, je croise les premiers clients qui le verbe haut et l'accent formaté s'animent déjà autour de glorieuses parties de chasse. C'est avec regret que je quitte la chaleur de ce lieu accueillant mais je sais qu'aujourd'hui la route va être longue.
Je gagne alors Saint-Dalmas Le Selvage, je dépasse le village et dans la première épingle à cheveux, je découvre la balise 67 à l'entrée d'une piste non carrossée. C'est ici, que je décide de laisser mon véhicule.
La piste bien que non goudronnée peut être empruntée par des véhicules mais l'état de ma voiture ne m'encourage pas à la soumettre à ce traitement de choc.
Dès le début de la randonnée, j'ai la chance d'apercevoir au loin mon objectif. Le soleil m'annonce déjà le cirque du trou de l'âne et ses sommets avoisinants. Encouragé par ce signe favorable, j'hausse le rythme afin de gagner au plus vite la balise 73.
La piste d'élève de façon régulière. A moi droite, la silhouette des Crêtes du Brec de Marseille m'observe telle une sentinelle silencieuse et me rappelle combien il me faudra être humble et patient pour admirer tant de beauté.
J'arrive à la balise 73 aux alentours de 08h30, c'est à cet endroit que je décide de quitter la piste balisée.
Je m'élève alors dans le vallon de Valloar, au détour d'une ruine, je ne résiste pas à l'envie d'immortaliser "Les Rochasses ".
Plus loin, de nombreux rus sillonnent le sol, j'en profite pour me rafraîchir et dans le reflet de l'un deux les remparts inaccessibles des crêtes du Trou de l'âne m'apparaissent. La montée vers le Trou de l'âne montre alors toute sa difficulté, hors sentiers, je choisi de monter par le sud à l'abri des arbres, évitant ainsi les éboulis chaotiques.
J'arrive enfin dans ce cirque fantastique à 09h30. Ici rien ne semble taillé à la mesure de l'homme, la montagne se met ici à nu, enivrante ! De ce site quasi-lunaire émerge, à gauche, Fort Carra maître inaccessible des lieux. Quelques cairnes témoignent, ça et là, du passage de mes prédécesseurs. Le sol est ici chaotique et je progresse avec peine, vers le centre du cirque. Par moment la montagne gronde, des éboulis dévalent les pentes avec fracas ! Après réflexions, l'ascension en solitaire de la brèche de Fort Carra ne me semble pas raisonnable et il est plus sage de rebrousser chemin. Je reviendrai, sans nul doute, l'année prochaine conquérir Fort Carra, la montagne sait se faire désirer.
Dans le but de prolonger la randonnée, je décide de redescendre du trou de l'âne en direction du col de Gialorgues.
A 10h30, je regagne le sentier balisé, je croise deux cairnes monumentaux qui m'ouvrent les portes du refuge et de la cabane du berger.
Passé les cabanes, je constate avec désarroi que le Lac de Privola est à sec. Au loin, à gauche le point de l'escaillon culmine à 2740 mètres d'altitude. Le col de Gialorgues s'annonce au loin... Les marmottes, dernières sentinelles, annoncent à grand renfort de cri mon arrivée !!!
J'atteints le col de Gialorgues, vers 11h30. Le paysage est ici dénudé. Je découvre sur l'autre versant la vallée de l'Estrop. Le vent souffle terriblement et je décide de ne pas trop m'attarder.
Sur le retour, je quitte une nouvelle fois le sentier avant l'arrivée sur le refuge. Je monte en direction des Lacs de Gialorgues d'ou j'admire une nouvelle fois Fort Carra de l'autre versant.
Sur le chemin du retour, je passe par le Clôt Jacquin, d'ou j'admire une dernière fois, Fort Carra, la Cime Dieu de Defly et le Bec du Château. J'ai alors une pensée émue pour ma compagne, Mélanie, et Jean-Claude, mon ami. J'espère un jour partager avec eux tant de féerie.
Le retour s'effectue alors par la piste empruntée, plus tôt le matin.
En guise de conclusion, je veux me remémorer cette citation de Gaston Rébuffat : " Les montagnes ne vivent que de l'amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l'herbe s'épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral; cependant, dans sa pauvreté extrême, sa nudité totale, il dispense une richesse qui n'a pas de prix. Le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui les fréquentent !".
A Georges, mon oncle.
Cartographie : 3639 OT Haute Tinée 1 - Auron
Longueur de la marche : 22,08 Km
Durée de la marche : 09h00 sans les pauses
Dénivelé : 1 217 mètres
La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Gialorgues
Attention : L'utilisation des données de ce site ne se soustrait pas à l'achat et l'utilisation des cartes IGN. Les auteurs de ce site ne sauraient être tenu pour responsables de la mauvaise utilisation ou interprétation des données ci-présentes.
08 août 2007
Roure, Mont Aucelier, Portes du Longon
Rando Mont Aucellier, Longon et Rougios le 08 août 2007
Météo montagne a prévu des averses avec quelques coups de tonnerre possible l’après midi.
Nous avons choisi de démarrer, vers le mont Aucelier, afin d’éviter, l’après midi, la crête exposée de Clauetta et de pouvoir s’abriter à Rougios en cas d’orage. Bien nous en a pris…
ç De la borne B 241, Sébastien impose un train très soutenu, nous marchons sur un sol de pélites rouges du Permien (comme le stabilisé d’un cour de tennis, c’est agréable), puis de quartz et de grès rose du Werfénien vieux de plus de 220 millions d’années, terrain favorable, entre autres à la pousse de myrtilles qui tapissent le sol sous les mélèzes de la forêt communale de la Fracha.
è En septembre, on peut entendre le brame des cerfs venant du bois de Valabres situé en face dans le parc du Mercantour.
ç Aujourd’hui, un autre spectacle nous attend. Près du mont Aucellier (2204m), une dizaine de gypaètes barbus (vautours casseurs d’os) tournoient au-dessus sans doute d’une carcasse. Nous avons la chance d’en voir deux planer juste au-dessus de nos têtes.
è En s’écartant de la draille, Sébastien découvre un edelweiss, plus loin c’est tout un champ de ces fleurs que nous apercevons entre les caillasses.
ç Sur les contreforts du mont, une casemate et des vestiges de tranchées de la guerre sont encore visibles. Sur le sommet nous avons une vue à 360°, La chaîne du Mercantour, Roubion, la Tête de Rigaud, Valberg , le Dôme de barrot et Le Mont Mounier déjà coiffé par les nuages.
è Dans le descente vers Longon, un troupeau de moutons, qui se presse vers l’abreuvoir, croise notre route. Attention, les patous ne sont pas loin, ils nous ont entendus et aboient. Mais ces molosses, accompagnés du berger, nous laissent passer, nous échangeons un salut amical de la main.
Nous savons que la meute des loups de la Tinée fréquente le Cantoun, et qu’il ne faut pas s’approcher des troupeaux d’ovins défendus par ces chiens.
ç Aux portes de Longon (B 278) et (GR5), c’est l’alpage ancestral d’été de Roure, des vaches et quelques ânes y pâturent paisiblement, et les marmottes près du refuge, ne sont pas très farouches.
On voit, à droite les falaises de la Costa et à gauche le mont Gravière, Sébastien est tenté par son ascension, mais le ciel se bouche, il ne faut pas tarder.
è Nous descendons rapidement le vallon de Longon, à droite la source, plus bas, après les lacets du chemin muletier, le ruisseau glisse en cascades sur les blocs de grès roses, c’est superbe.
Les premiers coups de tonnerre éclatent au loin sur la crête de Clauetta, nous laissons les granges de Puge haut où nous voulions manger prés du ruisseau et allons directement sur le GR5 vers Rougios.
Ce hameau de Roure, comme ceux de Tiecs et de Valabres, étaient encore habités en permanence au début du 20ème siècle.
ç Aujourd’hui des habitants de Roure réhabilitent progressivement ce lieu. Nous sommes satisfaits de pouvoir nous y abriter et de manger car l’orage gronde et l’averse tombe sur la terre desséchée de cet été.
è Nous repartons sans avoir dérangé les lieux. Sébastien prend une belle photo de la grange au toit de lauze rouge, hébergeant un arbre que je devine de loin, être un sureau noir.
Le retour se fera facilement sur la piste forestière ( GR5). En regardant sous le mélézin on peut distinguer encore entre les arbres, sur des anciennes planches, des cabanes, des granges en ruines, témoignages de la vie ancestrale.
Cartographie : Carte IGN 3641 ET Moyenne Tinée
Longueur de la marche : 16,65 Km
Durée de la marche : xxhxx de marche sportive sans les pauses
Dénivelé : 942 mètres
La carte au format PDF : Tracé_Randonnée_Aucelier
Attention : L'utilisation des données de ce site ne se soustrait pas à l'achat et l'utilisation des cartes IGN. Les auteurs de ce site ne sauraient être tenu pour responsables de la mauvaise utilisation ou interprétation des données ci-présentes.










































